Repères nutritionnels : ce que disent les sources publiques françaises
La France publie ses recommandations alimentaires en accès libre, et elles tiennent en une page. Ce site les reprend en langage clair, en citant chaque fois la source : Anses, Santé publique France, Programme national nutrition santé. Vous ne trouverez ici ni consultation, ni programme, ni conseil individuel — seulement ce que disent les textes officiels, et ce qu'ils ne disent pas.
Les repères officiels tiennent dans un tableau
Santé publique France a publié en 2019 une série de repères de consommation destinés aux adultes. Ils remplacent les anciens messages du Programme national nutrition santé, plus vagues, et se lisent en quelques minutes. Chaque ligne du tableau ci-dessous reprend une recommandation publiée, sans l'interpréter.
| Aliment ou groupe | Repère publié |
|---|---|
| Fruits et légumes | Au moins 5 par jour |
| Légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots) | Au moins 2 fois par semaine |
| Fruits à coque sans sel | Une petite poignée par jour |
| Produits céréaliers | Chaque jour, en privilégiant les complets |
| Poisson | 2 fois par semaine, dont un poisson gras |
| Viande hors volaille | Ne pas dépasser 500 g par semaine |
| Charcuterie | Ne pas dépasser 150 g par semaine |
| Boissons sucrées | Au maximum une par jour, l'eau restant la boisson de référence |
| Alcool | Maximum 10 verres par semaine, pas plus de 2 par jour, avec des jours sans |
| Activité physique | Au moins 30 minutes d'activité dynamique par jour |
Ces repères visent une population entière, pas une personne. Ils décrivent une moyenne souhaitable sur la semaine, et non un objectif à cocher chaque jour. Une semaine où le poisson manque ne se rattrape pas : elle se compense simplement par la suivante.
Ce que ce site fait, et ce qu'il ne fait pas
Ce site rapporte des recommandations publiques et cite leurs auteurs. Il n'évalue aucune situation individuelle, parce que personne ici ne peut le faire honnêtement. Une recommandation de population ne devient un conseil qu'après un examen, un interrogatoire et un suivi, trois choses qu'un site web ne fournit pas.
Aucune consultation n'est proposée ici
Ce domaine a hébergé jusqu'en 2023 le site d'une diététicienne installée à Montpellier. Cette activité a cessé et n'a aucun lien avec le site actuel, qui est un site d'information. Pour un suivi personnalisé, adressez-vous à un diététicien-nutritionniste ou à votre médecin traitant.
Comment nous lisons les recommandations
Une recommandation publique se lit avec trois précisions qu'on oublie souvent : à qui elle s'adresse, sur quelle période elle se compte, et sur quel niveau de preuve elle repose. Les 150 grammes de charcuterie valent pour un adulte, par semaine, et découlent d'une évaluation du risque de cancer colorectal. Retirer l'une de ces trois précisions transforme un repère en slogan.
Nous conservons donc les formules d'origine, y compris quand elles sont prudentes. Quand une source écrit que les données « suggèrent » un lien, nous ne l'écrivons pas comme un fait établi. Quand aucune source publique ne traite un sujet, nous le disons plutôt que de combler le vide.
Par où commencer
- Manger plus sainement Les repères de 2019 détaillés un par un, avec ce qui a changé depuis les anciens messages.
- Composition des aliments Lire une étiquette, comprendre le Nutri-Score, utiliser la table Ciqual de l'Anses.
- Boissons au quotidien Eau, café, thé et boissons sucrées : les seuils publiés et ce que la caféine change à la digestion.
- Courses et conservation Dates limites, température du réfrigérateur, restes, et ce qui ne se donne pas aux animaux du foyer.
- Idées reçues Détox, sucre, peau, gluten : ce que les sources publiques établissent réellement.
- Poids et alimentation Ce que l'Anses a conclu sur les régimes amaigrissants, et pourquoi l'IMC n'est pas un diagnostic.
- Grossesse et nutrition Les recommandations officielles pendant la grossesse, y compris les aliments à éviter.
- Alimentation et santé Ce que les sources publiques établissent sur l'alimentation comme facteur de risque.
- Relation à l'alimentation Rythme des repas, faim, satiété : ce que les repères disent du comment, pas seulement du quoi.
Nos partenaires
Quelques sites que nous lisons, chacun sur un sujet que ce site n'aborde qu'en passant.
- L'alimentation du chien et du chat — nous n'en disons qu'un mot dans la page sur les restes de table.
- Ce que le café change à la digestion — notre page sur les boissons s'arrête aux seuils publiés.
- Ce que l'alimentation fait à la peau — un sujet où les sources publiques restent prudentes, comme nous le disons dans les idées reçues.
- Guides pratiques du quotidien — pour tout ce qui relève de l'organisation domestique, au-delà des courses.
Questions fréquentes
- Les repères de 2019 remplacent-ils ceux du PNNS ?
- Ils les précisent. Santé publique France a publié en 2019 des repères chiffrés par groupe d'aliments, qui prolongent le Programme national nutrition santé sans l'annuler.
- Faut-il suivre ces repères chaque jour ?
- Non. La plupart sont exprimés à la semaine, comme les 150 g de charcuterie ou les deux portions de poisson. Ils décrivent une tendance, pas une obligation quotidienne.
- Ce site peut-il me dire quoi manger ?
- Non, et aucun site ne le peut sérieusement. Un conseil alimentaire personnalisé suppose de connaître vos antécédents, vos traitements et vos habitudes, ce qui relève d'un professionnel de santé.
Sources
- Santé publique France, recommandations sur l'alimentation, l'activité physique et la sédentarité pour les adultes, 2019.
- Programme national nutrition santé (PNNS), ministère chargé de la Santé.
- Anses, références nutritionnelles pour la population et table de composition Ciqual.